1 - Problèmatique
liée à la gestion des risques projet
2 - L'évaluation
et la hiérarchisation des risques projet
3 - L'identification
et l'analyse des risques projet
4 - L'analyse qualitative
et quantitative du risque projet
5 - Formaliser et mesurer les impacts des risques
6 - Trouver des
solutions palliatives
7 - Techniques de diminution
du risque projet
8 - L'impact sur
les aspects organisationnels
9 - La capitalisation
des connaissances et la documentation

Problèmatique
liée à la gestion des risques projet
La problématique de la gestion des risques dans
un projet revient à se poser les trois questions suivantes :
- Comment identifier les risques potentiels d’un projet ?
- Comment les quantifier et les hiérarchiser ?
- Comment prendre en compte les risques identifiés ?
Avant
de continuer, nous devons faire le distinguo entre les notions
d’aléa, d’incertitude,
et de
risque :
1. La notion « d’aléa » signifie
que les paramètres du projet peuvent évoluer dans
une fourchette qui est statistiquement prévisible et que
l’on peut
modéliser
par les lois de la probabilité. Les aléas sont jugés
généralement comme
acceptables car ils peuvent être pris en compte et parce-qu’ils
sont maîtrisables.
2. La notion « d’incertitude »,
contrairement à la
notion d’aléa, n’est pas modélisable
par les lois de la
probabilité.
Elle n’est gênante que si elle porte sur une information
ayant une forte incidence sur le projet. Cependant, avec une certaine
expérience de la gestion de projet,
on sait généralement mettre les
incertitudes sous contrôle.
3. La notion de « risque » correspond
à un écart
jugé inacceptable par rapport à une
norme utilisée dans le contrôle, que cet
écart résulte d’un aléa ou d’une
incertitude ; et dont il n’existe
aucun moyen d’évaluer préalablement
la potentialité.
En d’autres termes, nous pourrions
définir le risque-projet comme étant
la possibilité qu’un
projet ne s’exécute pas conformément
aux prévisions de date
d’achèvement, de coût, ou de
spécifications, étant considéré
que cette possibilité serait inacceptable
dans la mesure où elle
remettrait en cause la réalisation
du projet.
L'évaluation
et la hiérarchisation des
différents types de risques et leurs impacts
Ce qui défini le risque-projet est
cette notion «d’événement inacceptable» qui
compromettrait l’exécution du projet.
On peut rapidement caractériser les risques d’un projet,
soit par
leur nature, soit par leur origine.
1. La nature des risques peut être
d’ordre technique (la complexité de
la solution à mettre en oeuvre), financier (liés à un
montage financier indépendant de la structure qui met en
oeuvre le projet), humain (liés à un
conflit social, à la
disponibilité des
intervenants), organisationnel ou managérial (liés
aux processus décisionnels, aux rapports hiérarchiques, à l’incohérence
du cahier des charges, à l’indisponibilité des
ressources).
On pourrait également parler d’autres natures de risques
qu’elles soient réglementaires, juridiques,
ou commerciales.
2. L’origine
des risques peut provenir du client (insolvabilité,
interruption du contrat), des fournisseurs ou des sous-traitants
(défaillance),
des pouvoirs publics ou des instances juridiques et réglementaires
(intervention administrative, application d’une nouvelle
norme venant modifier les spécifications initiales du projet).
Une fois cette identification réalisée,
il convient ensuite d’analyser,
de manière plus ou moins
détaillée, leurs causes et leurs
incidences potentielles, et de
les caractériser, car on ne peut
agir efficacement que sur ce
que l’on connaît au moins partiellement.
Mais il s’agit également d’examiner
les interactions possibles et
les combinaisons éventuelles,
afin de déceler les risques qui
peuvent en découler et compléter
ainsi la liste de risques déjà
identifiés.
En effet, il ne faut pas oublier, que les risques sont souvent
multiples et qu’ils sont rarement
indépendants les uns des autres.
L'identification
et l'analyse des risques
Le préalable à toute démarche
de gestion des risques consiste
à répertorier, de manière la plus
exhaustive possible, tous les
éléments générateurs de risques
pour le projet et pouvant
conduire à sa remise en cause
ou au non-respect de ces objectifs. Pour entreprendre le recensement
des risques, plusieurs
techniques peuvent être utilisées,
puis combinées, chacune
d’elles ayant ses propres
limites :
- L’analyse de la documentation
existante (cahier des charges, contrat, organigramme
des tâches).
- L’interview d’experts.
- La consultation de bases
de données de risques rencontrés
lors de projets antérieurs, ou
l’utilisation de check-lists ou de
questionnaires préétablis et
couvrants les différents domaines
du projet.
Par ailleurs, il n’est pas toujours facile de pouvoir appréhender
est
mesurer l’interdépendance qui peut exister entre les
différents facteurs
de risque. Il résulte alors une liste de risques possibles
qu’il
convient ensuite
de classifier selon différentes typologies de causes possibles
(causes
techniques, financières, humaines, organisationnelles).
Cette étape
est la plus importante, car elle conditionne l’efficacité
de toutes les autres.
L'analyse
qualitative et quantitative des risques
La gestion des risques d’un projet ne doit pas uniquement
se limiter à une simple analyse qualitative, c’est-à-dire à un
recensement plus
ou moins exhaustif des risques potentiels pour le projet.
Cette analyse qualitative doit s’appuyer également
sur une analyse
quantitative pour mieux appréhender et estimer leur impact
sur les
coûts, les délais, et la qualité du projet.
L’objectif de cette quantification consiste à évaluer
la probabilité
d’apparition de chaque risque recensé et a estimer
la gravité de
leurs conséquences directes et indirectes sur le projet.
Cela permettra ainsi de préparer les parades les plus efficaces
et
de définir les actions amenées en priorité pour
en maîtriser la portée.
L’évaluation du risque consiste à chiffrer
leur « criticité » respective
(appelée aussi « niveau de risque ») et à en
estimer prévisionnellement
leurs conséquences. Cette estimation est obtenue à partir
de deux paramètres : leur probabilité d’occurrence
et la gravité de
leurs conséquences.
Formaliser
et
mesurer les impacts des risques sur le projet
Les modalités d’évaluation, ou comment mesurer
les impacts sur le projet ?
Evaluer les risques d’un projet revient généralement à mesurer
sur une échelle de grandeur exprimant
divers niveaux, la gravité de leurs conséquences et
leur probabilité d’occurrence.
La gravité des risques étant fonction de l’importance
des répercussions qu’il peut avoir sur les objectifs
du projet, cette évaluation s’effectue dans la pratique
de différentes manières :
1. En listant, à partir d’une grille
de notation prédéfinie
la note globale qui correspond aux effets constatés
sur le projet (note 1 : pas d’effet sensible
; note
2 : décalage
de trois mois ou surcoût de 10 millions de francs ; note
3 : décalage de six mois ou surcoût de 30
millions de francs ; ...).
2. En attribuant une note pour chacun des objectifs du projet.
Ces notes, attribuées à partir d’un barème
déterminé (par exemple, selon une échelle de
1 à 4, où le 4 représente une gravité majeure
et le chiffre 1 une gravité négligeable), traduisent
la gravité des
conséquences du risque identifié sur chaque objectif.
Dans la première série de notes, on mesure les effets
c’est-à-dire l’impact direct sur le projet ;
la
deuxième série de notes étant consacrées
aux conséquences sur les objectifs du projet.
En effet, si tous les éléments de risques qui ont été inventoriés
précédemment ont plus ou moins d’impact
sur le projet dans sa globalité, ces mêmes éléments
de risques auront un impact beaucoup plus
direct sur un objectif précis du projet.
En fonction de la pertinence de l’objectif, et sachant que
tous les objectifs contribuant à la réalisation
du projet n’ayant pas la même valeur, on peut ainsi établir
un tableau de gravité des conséquences.
L’évaluation des risques d’un projet constitue
certainement une aide précieuse pour les responsables de
projets, mais elle présente également certaines
limites qu’il convient d’indiquer :
1. Elle suppose que toutes les causes potentielles et toutes les
conséquences possibles ont bien été identifiées et quelles sont quantifiables.
2. Le choix des valeurs a affecter à chacun des critères
d’évaluation retenus obéit à une certaine
subjectivité
de la part des analystes.
Elle dépend de leur tendance à être optimiste
ou pessimiste, c’est pourquoi, il est préférable
de réunir
sous forme de groupe de travail les principaux acteurs impliqués
sur le projet pour compenser les
oublis ou les erreurs individuels et apporter des expériences
différentes voire complémentaires.
3. Elle repose
parfois sur l’hypothèse selon laquelle
le projet analysé est comparable aux projets qui
ont pu être menés précédemment.
Une fois les risques évalués, il convient ensuite
de les hiérarchiser, c’est-à-dire de fournir
un ordre de
grandeur permettant de distinguer les risques acceptables des risques
non acceptables pour le projet.
L’intérêt pour
le responsable de projet est de ne pas traiter tous les risques
de manière homogène et
de déterminer le niveau d’attention à porter à chacun
d’entre eux, afin d’en minimiser les effets.
En effet, traiter l’ensemble des risques détectés
sur un projet est une mission difficile à réaliser,
aussi
est-il nécessaire de bien les ordonner pour limiter l’étude à ceux
susceptibles d’aboutir à une remise
en cause du projet.
Toutefois il convient de ne pas oublier que
l’accumulation d’une multitude de petits risques, isolément
sans gravité et dont les conséquences se cumulent,
peut finir par dégrader l’objectif final.
Cette évaluation conduit généralement à distinguer
trois niveaux de risques :
1. Les risques faibles (peu graves et peu probables) qu’il
convient de ne pas prendre en compte.
2. Les risques acceptables (graves mais peu probables, ou probables mais peu graves) dont
l’occurrence
ne remet pas en cause fondamentalement les objectifs du projet,
mais qui doive néanmoins
faire l’objet d’une attention toute particulière.
3.
Les risques inacceptables (à la fois graves et probables)
dont l’occurrence peut entraîner une dégradation
importante ou une remise en cause des objectifs du projet.
Trouver
des solutions palliatives
Ces risques doivent faire l’objet
d’actions préventives ou curatives immédiates
afin de les minimiser et de trouver des solutions palliatives :
Le management des risques
d’un projet repose non seulement
sur leur identification et sur
leur évaluation, mais également
sur leur prise en compte.
En effet, il ne suffit pas de balayer
l’ensemble des risques encourus,
de les estimer et de les
hiérarchiser, il faut également
les maîtriser, c’est-à-dire définir
et mettre en oeuvre les dispositions
appropriées pour les rendre
acceptable dans le cadre du
projet.
Cela nécessite donc de définir des réponses
types, et de mettre en
oeuvre risques par risques, un certain nombre d’actions visant
soit
à supprimer ses causes, soit à transférer ou partager sa responsabilité
ou le coût du dommage. Une première solution pour
la maîtrise des risques
consiste à
rechercher et à améliorer le niveau d’information
et de connaissances
sur le projet.
La seconde consiste à externaliser, partiellement ou totalement,
les risques encourus sur d’autres acteurs ou partenaires :
Dans le cadre de projets complexes, le responsable n’a jamais
en sa possession
toutes les informations nécessaires au moment de l’élaboration
du projet. Au démarrage d’un projet, les informations
détenues
sont rarement
complètes et suffisantes, et leur degré de certitude
est souvent faible. Les choix qui sont faits sont donc plus ou
moins risqués
en
fonction du niveau d’information détenu.
Une première
stratégie de diminution des risques
encourus consiste
à améliorer le niveau de connaissances sur le projet
et à rechercher
des informations complémentaires et pertinentes.
Cette amélioration du niveau d’information peut prendre
diverses
formes : décomposition des tâches en tâches
plus élémentaires,
consultations sur le plan technique plus poussées, implication
plus
forte des partenaires, utilisation des échanges de données
en interne
par le biais de réseau intranet.
La seconde stratégie
consiste à définir
précisément quels sont les risques que l’entreprise
accepte
d’assumer elle-même et ceux qu’elle désire
transférer vers d’autres acteurs : banques, organismes
d’assurance, client, tiers participant au projet.
En effet, le poids de certains risques encourus peut inciter l’entreprise à chercher à les
transférer contractuellement,
ou à les partager juridiquement avec d’autres partenaires
ou financièrement auprès
d’organismes spécialisés.
La technique de transfert
contractuel des risques consiste à établir des relations
de partenariat avec d’autres
entreprises (GIE, joint-ventures...)
sur une ou plusieurs
parties du projet, ou en se
liant avec des sous-traitants
réputés compétents dans
des domaines que l’entreprise
ne maîtrise pas complètement.
Pour cela, il convient, d’une
part de bien formaliser ces
accords en décrivant les obligations
et les responsabilités
des parties. D’autre part, il
s’agit de prévoir des clauses
de responsabilité pour inciter
les partenaires à ce que les
délais soient respectés, et
ceci au coût initialement convenu.
Les
techniques de diminution du rique au cours de l'exécution
du projet
La réactivité organisationnelle :
Une autre façon de prendre en compte les risques d’un
projet, consiste à organiser la « réactivité »,
c’est-à-dire à préparer
des réponses
types, des scénarios d’actions visant à réduire
et à maîtriser les risques qui sont acceptés
par l’entreprise.
Cela peut se traduire alors par :
1. La mise en place de systèmes d’alerte, de systèmes
de traitement des informations qui permettent
d’identifier rapidement les risques encourus.
2. La mise en place de moyens, de procédures cherchant à éviter
que ces risques apparaissent visant
à limiter la gravité de leurs conséquences.
Le projet doit pouvoir réagir face aux différents
changements
qui peuvent survenir au cours de son cycle de vie.
L’organisation
de la réactivité passe donc
par la réponse à certain nombre de questions, telles
que : « faut-il réagir ? », « peut-on
réagir ? », « comment doit-on
réagir ? », « qui
doit réagir ? », « quel moyen
doit-on ou peut-on mobiliser ? »....
Un projet peut-être
ainsi modifié sous la pression
des événements, mais il peut l’être aussi à la
suite
d’informations nouvelles qui conduisent le responsable de
projets à modifier la solution retenue pour
apporter une réponse satisfaisante à des problèmes
que l’on a su anticiper, plutôt que de réagir à des
problèmes subis.
Une manière de réagir aux
imprévus consiste à modifier
une partie plus ou moins importante du projet,
à réajuster les objectifs fixés initialement
afin que ces objectifs restent réalisés et acceptés
de tous :
1. Le coût du projet peut être réalisé à la
hausse en acceptant d’utiliser des solutions techniquement
plus coûteuses.
2. Les date-butoirs de certains jalons peuvent être retardées.
3. Les spécifications techniques requises peuvent être
moins exigeantes (acceptation d’un compromis).
La
réactivité doit tenir compte de tous les aspects
organisationnels que sous-entend
la gestion d’un projet
Pour faire face à un risque, il ne suffit pas
de mettre au point des procédures visant à
l’identifier et à le réduire, il convient également
de modifier, d’adapter les structures
organisationnelles existantes pour qu’elles
deviennent plus efficaces et qu’elles réagissent
plus rapidement.
Cette réactivité organisationnelle doit se traduire,
entre autres,
par :
1. L’acquisition collective d’un certain nombre de
compétences en matière de planification, de suivi et de pilotage, et
de gestion
du risque.
Ceci implique le développement de programmes permettant
l’acquisition d’une culture de gestion de projets commune
(vocabulaire,
démarche méthodologique, usage de documents standards,
et de logiciels communs).
2. La création d’une équipe pluridisciplinaire,
choisis en accord
avec le responsable de projets, regroupant toutes les compétences
métiers
nécessaires.
3. La concentration de la responsabilité de
la conduite du projet
autour d’un leader (le responsable du projet) doté d’une
très
large autonomie et d’un réel pouvoir de décision.
4. La définition claire des rôles et des responsabilités
des différents
intervenants.
5. La mise en place d’outils et de procédures de suivi
et de pilotage
(tableau de bord, réunions de pilotage).
6. La mise en place de procédures de circulation
de l’information fiables et rapides, par le biais de réseaux formels de communications
ascendantes, descendantes et transversale ; l’élaboration
d’une méthodologie permettant l’exploitation
de données
fiables (détection des risques, analyses d’écarts),
et d’élaboration
de diagnostics.
7. La décentralisation des décisions.
Il faut arriver à décentraliser les décisions,
afin d’optimiser les échanges
d’information et de
réduire les travaux inutiles.
Il convient de laisser un champ décisionnel plus vaste aux
responsables
des niveaux inférieurs en réduisant le nombre de
niveaux
hiérarchiques, et rechercher une cohérence globale
dans les processus de prise de décision.
8. La mise en place d’un meilleur processus
d’arbitrage pour régler les nombreux conflits (quant à
l’allocation des budgets et des ressources, à la planification
des tâches) et limiter les arbitrages devant
être effectués par les instances supérieures.
La
capitalisation et la documentation des risques
Le management des risques d’un projet nécessite de
capitaliser
le savoir-faire et les expériences acquises et d’établir
une documentation
rigoureuse sur les risques associés au projet.
Même
si nous constatons que la plupart des événements
dommageables
ne se reproduisent jamais à l’identique, il n’en
demeure
pas moins que l’accumulation de connaissances et les retours
d’expérience doivent permettre d’améliorer
la maîtrise des risques
des projets présents et futurs. Cela doit permettre d’enrichir
la connaissance des risques potentiels
et dommageables, d’accroître la réactivité à chaque
niveau
d’intervention, de faciliter la prise de décision
et d’améliorer l’efficacité
des actions de maîtrise.
Pour cela, il convient d’une part, de formaliser un certain
nombre
de documents spécifiques : le plan de management des risques
du
projet, et le dossier de management des risques du projet :
1. Le Plan de Management des Risques (PMR) est un document
qui « décrit la démarche » retenue pour
manager les risques du
projet.
Outre le rappel des objectifs de la démarche, il précise
les principes
et le cycle de management des risques (les concepts utilisés,
les
principes d’identification, d’estimation et de maîtrise
des risques),
l’organisation (les acteurs concernés, leurs rôles
et leurs responsabilités).
2. Le Dossier de Management des Risques (DMR) est un document
qui « rassemble toutes les informations » relatives
aux risques
encourus par le projet et les documents utilisés pour les
gérer
(le portefeuille des risques encourus, les fiches et les rapports
d’étude, les plans d’action envisagée,
les tableaux de bord).
Enfin, il convient d’organiser et de planifier la collecte et le stockage des informations utiles (les risques
potentiels et leurs caractéristiques, les effets des décisions
prises, l’efficacité des plans d’actions associés).
Cette capitalisation doit être effectuée de manière
périodique à fin de donner l’état global
des risques
encourus et d’apprécier l’état d’avancement
des actions de maîtrise mises en oeuvre.
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